Alors que son ami Paul visionnait l'abécédaire de Gilles Deleuze en digérant avec difficulté une crêpe au kiwi préparée par son amie, celle-ci lui posa perfidement cette question"en êtes-vous à la lettre M comme manucure, cher ami?" Son ami Paul quelque peu agacé quitta son fauteuil et passant devant son amie marmonna " je vous laisse la place, c'est l'heure de la vie des animaux."
mercredi 8 octobre 2008
mardi 7 octobre 2008
"Vous me direz tout ce que vous voudrez, cher Paul, mais votre de Vinci il aurait pu quand même tailler ses crayons" dit son amie à son ami Paul en avalant une bouchée d'un terne burger et en noircissant négligemment les oreilles d'une stupide souris sommairement dessinée sur un set de table "à colorier". Entendant ces propos son ami ¨Paul sans pouvoir se retenir écrasa d'un coup de poing la maisonnette de carton décoré dans laquelle sommeillait une pâle salade. Un jet de sauce sucrée macula le chemisier de son amie. "Du dripping, Paul, c'est du dripping!" cria-t-elle en réclamant une autre set "à colorier", avec un chien idiot si possible.
lundi 6 octobre 2008
Son ami Paul en plus d'une légère ressemblance avec le célèbre cinéaste Jean Luc Godard avait un don d'imitation qui faisait la joie de ses amis et impressionnait son amie. Vêtu d'un imperméable mastic un peu trop large, un gros cigare à la main, il se présenta en compagnie de son amie à la réception d'un palace parisien, lui fit un clin d'oeil complice puis adoptant le zézaiement helvétique de son modèle s'adressa au réceptionniste "zeune home, ze désirerais récherver ma chuite coutumière chi pochible avec une bouteille de fendant bien fraîche." Le réceptionniste, scrutant l'écran de l'ordinateur lui répondit sans accent"pas de problème, Monsieur Chabrol" ce qui fit douter son amie des dons d'imitateur de son ami mais qui la réconforta. Elle ne comprenait goutte aux délires filmiques de l'abscons suisse .
dimanche 5 octobre 2008
Son ami Paul ayant rencontré par hasard le réputé docteur Pimply l'entretenait à bâtons rompus , lui parlant sans contrainte. Propos amicaux sans grande importance. "Vous savez docteur" disait son ami Paul "je ne suis d'aucune école, d'aucun collège, d'aucune obédience, je n'aime pas être tenu en laisse" tandis qu'au bout de la laisse que tenait son ami Paul un vilain petit chien aboyait,jappait,manigançait ses affaires canines ce qui eut la conséquence d'énerver son ami Paul, qui excédé hurla "ta gueule Lacan!" Un électrochoc pour le réputé docteur Pimply qui de saisissement lâcha son sac. Un bruit de verre cassé suivi de l'écoulement d'une rigole de vieux porto qu'il avait reçu d'une patiente lusitanienne. Bel exemple de la schengenisation du rapport analyste-analysé que le réputé docteur Pimply peu sensible à la chose européenne balaya d'un coup de pied qu'il donna au malheureux Lacan tandis que son ami Paul s'éloignait en tirant le pauvre chien et en soliloquant:"je voulais l'appeler Bourvil mais appeler un basset Bourvil..."
samedi 4 octobre 2008
C'est en compagnie de son ami Paul qu'il vit l'ami américain que son ami Paul regardait toujours avec une grande attention traquant les indices que Wim Wenders a dissimulés au coeur de l'intrigue.
Tom ne fera jamais revenir les beatles à Hambourg, Jonathan au volant de sa vw chantonne quelques bribes de drive my car mais ce qui sidérait son ami Paul était la présence de la pochette de face to face posée sur une table tandis que Jonathan balayant chante une des chansons du disque paru en 1966 (sunny afternoon ?)Ils en étaient au cinquième petit blanc et son ami Paul lui dit alors"La pochette de face to face devait être noire, d'un noir immaculé, ce qui fut refusé par le producteur du disque, ainsi nous avons échappé au simple noir quelques mois avant le double blanc." et son ami Paul ajouta "ça s'arrose!"
vendredi 3 octobre 2008
En compagnie de son amie, son ami Paul analysait perplexe "three figures in a room" , triptyque peint en 1964. Se superposant à la peinture la silhouette de son amie, reflétée par le grand verre protecteur s'anima soudain. Son amie dit alors: "il aurait pas inventé les oeufs au bacon ce triste barbouilleur ?" A quoi répondit son ami Paul quelque peu excédé:"Suivez moi, chère amie, nous allons voir quelques toiles de Bernard Buffet, celui qui inventa l'horloge comtoise."
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