"Jimmy Page qui n'en jouait pas comme un manche avait une guitare qui en avait deux" lui dit son ami Paul."manches ?" lui répondit-il, "ouais, sa Gibson ressemblait à l'hydre de lerne " ajouta son ami Paul. Un silence suivit, puis il réclama son dû de bretzels au garçon du bar où régnait une ambiance un peu trop Sacha Distel.
dimanche 12 octobre 2008
vendredi 10 octobre 2008
Son ami Paul s'adonnait à la confection d'aphorismes picturaux balayant toute l'histoire de la peinture. Ainsi"Giacometti peint grassement des personnages faméliques"ou encore"les corbeaux croassent,van Gogh passe, "Vermeer peint le pan de mur jaune en buvant du jus de pomme","Bacon dilue ses pigments au champagne, sa peinture est une peinture d'alcoolique"
"Miro peint pour les myopes","Toulouse Lautrec est à la peinture ce que le Paris Vintimille est à la SNCF". Picasso ne l'inspirait pas.
jeudi 9 octobre 2008
Allongé sur le divan du réputé docteur Pimply, son ami Paul tentait une interprétation du rêve dit"New York vu d'un chien" et sans penser à mal proposa "je crois que dans ce rêve il y a de la prémonition cachée, en effet le chien voit ce que je ne peux pas voir, la race canine n'est finalement pas très éloignée de la race lacanienne si on peut dire." Le réputé docteur Pimply changea brutalement d'aspect, des poils lui poussant sur tout le corps, sa voix devint gutturale, il se transforma en bête sauvage et sauvagement s'en prit à son ami Paul qui d'un bond s'échappa et courant à toutes jambes eut à peine le temps de crier à la secrétaire du réputé docteur Pimply"Jean Marais,c'est Jean Marais!"La belle secrétaire qui vit alors passer devant elle le réputé, hirsute et rugissant docteur Pimply, s'étonnait que fut ainsi cité le nom de Jean Carmet. Perplexité de courte durée; elle reprit son vernis et en retartina ses ongles.
mercredi 8 octobre 2008
Alors que son ami Paul visionnait l'abécédaire de Gilles Deleuze en digérant avec difficulté une crêpe au kiwi préparée par son amie, celle-ci lui posa perfidement cette question"en êtes-vous à la lettre M comme manucure, cher ami?" Son ami Paul quelque peu agacé quitta son fauteuil et passant devant son amie marmonna " je vous laisse la place, c'est l'heure de la vie des animaux."
mardi 7 octobre 2008
"Vous me direz tout ce que vous voudrez, cher Paul, mais votre de Vinci il aurait pu quand même tailler ses crayons" dit son amie à son ami Paul en avalant une bouchée d'un terne burger et en noircissant négligemment les oreilles d'une stupide souris sommairement dessinée sur un set de table "à colorier". Entendant ces propos son ami ¨Paul sans pouvoir se retenir écrasa d'un coup de poing la maisonnette de carton décoré dans laquelle sommeillait une pâle salade. Un jet de sauce sucrée macula le chemisier de son amie. "Du dripping, Paul, c'est du dripping!" cria-t-elle en réclamant une autre set "à colorier", avec un chien idiot si possible.
lundi 6 octobre 2008
Son ami Paul en plus d'une légère ressemblance avec le célèbre cinéaste Jean Luc Godard avait un don d'imitation qui faisait la joie de ses amis et impressionnait son amie. Vêtu d'un imperméable mastic un peu trop large, un gros cigare à la main, il se présenta en compagnie de son amie à la réception d'un palace parisien, lui fit un clin d'oeil complice puis adoptant le zézaiement helvétique de son modèle s'adressa au réceptionniste "zeune home, ze désirerais récherver ma chuite coutumière chi pochible avec une bouteille de fendant bien fraîche." Le réceptionniste, scrutant l'écran de l'ordinateur lui répondit sans accent"pas de problème, Monsieur Chabrol" ce qui fit douter son amie des dons d'imitateur de son ami mais qui la réconforta. Elle ne comprenait goutte aux délires filmiques de l'abscons suisse .
dimanche 5 octobre 2008
Son ami Paul ayant rencontré par hasard le réputé docteur Pimply l'entretenait à bâtons rompus , lui parlant sans contrainte. Propos amicaux sans grande importance. "Vous savez docteur" disait son ami Paul "je ne suis d'aucune école, d'aucun collège, d'aucune obédience, je n'aime pas être tenu en laisse" tandis qu'au bout de la laisse que tenait son ami Paul un vilain petit chien aboyait,jappait,manigançait ses affaires canines ce qui eut la conséquence d'énerver son ami Paul, qui excédé hurla "ta gueule Lacan!" Un électrochoc pour le réputé docteur Pimply qui de saisissement lâcha son sac. Un bruit de verre cassé suivi de l'écoulement d'une rigole de vieux porto qu'il avait reçu d'une patiente lusitanienne. Bel exemple de la schengenisation du rapport analyste-analysé que le réputé docteur Pimply peu sensible à la chose européenne balaya d'un coup de pied qu'il donna au malheureux Lacan tandis que son ami Paul s'éloignait en tirant le pauvre chien et en soliloquant:"je voulais l'appeler Bourvil mais appeler un basset Bourvil..."
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