prolonger le plus longtemps possible cet état d'armistice,
cette éternité provisoire qui rendrait compte de notre condition,
puis se résigner à l'instant, à cette étrange clarté.
mercredi 19 décembre 2018
jeudi 17 mai 2012
Le danseur et la frénésie du contact. les paumes collées, les yeux vagués, la tête derviche. Tournent les aveuglés, les contactés. Il y trouve matière à rapprochement, froissement d'étoffe.
Tout revivre à l'identique, les effrois, les joies, les découvertes. Ne plus rien attendre puisque tout est su, tout est déjà vu, vécu. Insister sur les erreurs comme le ferait le dard d'une mauvaise guêpe.
s'éloigner soudain de ce qui fut, dans le but inavoué de connaître enfin ce qui n'et pas. Compter sur l'effet de surprise que la crainte de l'inconnu écorne. avancer à tâtons, glisser sur le parquet sans bruit, sans but.
mercredi 28 septembre 2011
Sur le trottoir de la rue des Douradores, tapant du talon comme pour imprimer le point final de sa rêverie, Soares s'interroge, un lourd registre sous le bras. Un autre que lui gambaderait, sauterait d'un élan de locuste, chantonnerait le refrain de proof ou autre perle de IAK. Non, Soares ne mange pas de ce pain, Soares attend le mot qui le fera revivre, la phrase qui sauve, il sait que quoiqu'il arrive la sauterelle retombe sur le trottoir.
dimanche 25 septembre 2011
lundi 29 août 2011
Son salut, prétendait-il, était le profond sommeil où il se réfugiait s'abstenant ainsi de toute conversation. Encore lui fallait-il prendre garde à ne pas laisser galoper les chevaux du rêve. Il en faisait son affaire dressant hautes les palissades derrière lesquelles il s'abritait silencieux et têtu.
samedi 27 août 2011
Un homme, petit, au bas d'une montagne, des tissus rouges et jaunes, une musique atonale, insistante qui se joue du vent, des regards curieux, les sourires des villageois, une marche difficile sur un parterre de roches disjointes, un sommet enfin atteint, une vallée profonde où l'oeil se perd, des nuages, des odeurs de plantes magiques, une dernière nuit ici avant de retrouver la ville, les amis encombrants. La poésie de Michaux.
lundi 4 juillet 2011
"Quand on aime..." disait son ami Paul " on ne compte pas." Paradoxe immédiat dudit ami Paul qui s'évertuait à répertorier, recenser, inventorier quelques chiffres, compter sur sa mémoire pour en extraire formules et fonctions, beaux présents et belles inconnues. De l'algèbre de comptoir, du calcul intégral... " When i am 64, 40 fingers freshly packed and reasy to serve, Highway 61, 10 years after..." alignait-il, cherchant le dénominateur commun à tout ce commerce. La solution n'était-elle pas l'une des 32 pilules retrouvées dans l'estomac de Keith Moon?
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